Par Hassiba Fellahi, DEASS — Assistante sociale libérale, spécialisée en droits sociaux et handicap
Vous bénéficiez de l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés) et vous envisagez de reprendre une activité professionnelle ? Bonne nouvelle : travailler ne signifie pas automatiquement perdre votre allocation. La législation prévoit des mécanismes de cumul et de protection pour faciliter votre insertion ou réinsertion professionnelle.
AAH et travail : le principe du cumul
Depuis la réforme de 2020, l’AAH n’est plus suspendue dès la première heure travaillée. Un système de dégressivité progressive s’applique : plus vous gagnez, plus l’AAH diminue, mais elle ne s’arrête pas brusquement. En milieu ordinaire de travail (CDI, CDD, intérim), une partie de vos revenus professionnels est déduite de votre AAH selon une formule de calcul. En ESAT (milieu protégé), les règles sont différentes et permettent également un cumul.
Ce qu’il faut déclarer à la CAF
Toute reprise d’activité doit être signalée à la CAF dans les meilleurs délais. Le non-déclaration peut entraîner des indus (trop-percús) à rembourser. Vous devez déclarer : le début de l’activité, le type de contrat, les revenus mensuels. La CAF recalculera votre droit à l’AAH en conséquence.
Autres droits à connaître
La reprise d’activité peut ouvrir droit à la prime d’activité (sous conditions de ressources), dont le montant s’ajoute à l’AAH réduite. Pensez également à l’AEEH si vous avez un enfant handicapé, aux aides à la mobilité (AGEFIPH), et aux aménagements de poste possibles. Votre RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) facilite l’accès à ces dispositifs.
Vous souhaitez évaluer l’impact d’une reprise sur vos droits ? Contactez-moi pour un accompagnement personnalisé.